Article publié le 7 Août 2019

Le storytelling, l’art de raconter l’histoire de votre entreprise

Encore un gros mot de vos amis les communiquants ? Mais non, aujourd’hui on vous explique un des fondamentaux de notre métier de conteur de marque : le storytelling.

Le Storytelling ou communication narrative est la « mise en récit » de la communication de votre entreprise. Comme un conte ou un récit, le storytelling met en avant une histoire pour raconter votre entreprise, votre positionnement et vos savoir-faire. En bref, c’est tout simplement l’art de vous raconter.

 

POURQUOI UTILISER LE STORYTELLING DANS SA COMMUNICATION ?

Utiliser cette forme narrative permet d’amener une approche plus désintéressée dans votre communication. C’est proposer un autre biais, plus détourné, par lequel le consommateur peut s’intéresser à votre marque ou vos produits, en sortant d’un descriptif de votre activité ou de vos produits.

Le Storytelling, c’est aussi inspirer vos clients en diffusant vos valeurs, votre conception et vision de votre métier. Il permet ainsi d’impliquer davantage vos cibles dans votre discours de marque, en utilisant l’émotion plutôt que la raison.

Apple, Coca Cola, Disney ou Adidas, beaucoup de grandes marques ont usé de cette technique de communication pour séduire plus facilement leur consommateur et les faire adhérer à leurs produits plus aisément.

QUELS TYPES D’HISTOIRE RACONTER ?

Dans son livre « Storytelling – Réenchantez votre communication », Sébastien Durand a essayé de structurer et de synthétiser les différents types de storytelling en 7 catégories, correspondant aux 7 jours de la semaine et aux 7 Dieux auxquels ils se réfèrent :

1 – Dimanche – jour du soleil, d’Apollon :
Changer la vie de leur client, rien que ça ! Les entreprises de cette catégorie sont dans l’apport d’une solution pour leur utilisateur : ils apportent une lumière, un éclairage sur une besoin consommateur.

2 – Lundi – jour de Diane, Déesse de la lune :
Beaucoup d’entreprises vivent dans l’ombre, en ayant du mal à expliquer ce qu’elles font et qui elle sont.… Dans des domaines complexes ou en B2B, il est souvent difficile d’obtenir une visibilité suffisante et d’être mis en lumière.

3 – Mardi – jour de Mars, Dieu de la guerre :
On parle ici du challenger, celui qui lutte contre le leader du marché. Mardi, c’est le petit contre le grand, Astérix contre les Romains, David contre Goliath. C’est celui qui se revendique, qui s’affirme, celui que tout le monde a envie de soutenir et de suivre.

4 – Mercredi – jour de Mercure, Dieu de la proximité :
Commerce et service de proximité, artisans, commerçants… Ils ambitionnent d’aider leurs clients au quotidien. Ce sont eux qui sont au centre de l’histoire. On évoque ici la protection, la confiance : l’objectif est de rassurer le client sur la provenance et la qualité du produit par exemple.

5 – Jeudi – jour de Zeus, Dieu des Dieux :
Impériale, puissante, elle regarde de haut les concurrents, quitte à être parfois distante de leur client et à être perçue comme arrogante. C’est une posture souvent utilisée par les marques de luxe par exemple.

6 – Vendredi – jour de Vénus – Déesse de la beauté :
Plus jeune, plus beau, l’objectif est de faire naître le désir chez la cible en lui renvoyant une image de lui-même valorisante. Cela donne souvent lieu à des communications « lifestyle » et d’ambiance où on met en scène le consommateur.

7 – Samedi – jour de saturne – Dieu de la terre et des excès :
Ce segment correspond souvent à des produits de rupture, qui ne s’adressent pas à tout le monde mais bien au contraire à une cible de niche. Ils se positionnent donc par rapport aux autres, en ne faisant pas comme eux et en l’assumant. C’est le vilain petit canard par excellence. 

PAR OÙ FAUT-IL COMMENCER  ?

Ok, c’est bien beau tout ça mais concrètement comment on fait ? Comment construire une communication « storytellée » ?

1 – POSER ET DÉFINIR SON POSITIONNEMENT ET SES FONDAMENTAUX : 

Avant de se raconter, il faut avant tout savoir qui on est, en quoi on est différent et comment communiquer sur nos fondamentaux. C’est le b.a.-ba mais c’est indispensable pour pouvoir construire son discours de marque et permettre de conter une histoire juste, sincère et réaliste sur votre entreprise. 

 

2 – CHOISIR LE SUJET À METTRE AU CENTRE DE L’HISTOIRE : 

Les salariés/collaborateurs ? L’entrepreneur ? Le client ? Selon ce que vous vendez et ce que vous avez à raconter, il faut définir qui mettre en scène au coeur de votre histoire.  Cela dépendra du besoin d’identification de votre cible mais également l’implication que vous souhaitez avoir dans votre histoire. 

 

3 – STRUCTURER ET CRÉER DES ÉTAPES DANS SON RÉCIT : 

Un récit est toujours (sauf quelques cas extrêmes) composé d’un contexte (le début), d’une problématique, d’une solution avec un point culminant (un climax) qui finit toujours sur le dénouement (la fin). La composition de ce récit doit tenir en haleine les destinataires, c’est pourquoi elle doit avoir une intrigue avec du suspense, de l’inconnu… 

 

Quelques exemples de storytelling…
(que l’on aime regarder encore et encore)